Tout a commencé par un exercice de reprise.

En 2021, pour ses cinquante printemps, j’offre à Jean-Pierre Marquet une page inspirée de ses Autofictions. Et, vaguement réalisée à sa manière.

http://autofictions.blogspot.com

Avant, pendant, après la réalisation de cette page-hommage, une question (ou tout un tas, comme d’habitude) me taraude :

C’est quoi, au fond, l’autofiction ?

Il veut dire quoi ce mot ?

Extraits

En lisant le texte Et que ça se sache de Laurent Goumarre, je retiens qu’en 1977, Serge Doubrovsky invente le terme en quatrième de couverture de son roman Fils. Plus tard, il précisera : « L’autofiction, c’est le moyen d’essayer de rattraper, de recréer, de refaçonner dans un texte, dans une écriture, des expériences vécues, de sa propre vie qui ne sont en aucune manière une reproduction, une photographie… C’est littéralement et littérairement une réinvention. »

Alors que Christine Angot dit ceci, en 2000, dans Quitter la ville : « Oui, réfléchissons, ce n’est pas mon histoire. Ce n’est pas une histoire. Ce n’est pas mon livre. C’est l’histoire de personne, l’autofiction n’est pas possible. C’est personne, c’est une personne. »

Plus je farfouille, plus les investigations me conduisent au jardin. Alors, l’autofiction, ça serait comme un jardin intime dont on ne montrerait qu’une partie réinventée puisque, peut-être, on aurait pas envie de montrer quoi que se soit.