« Nous vivons et nous mourons de nos images, pas de la réalité. La réalité ne peut rien contre nous. La réalité n’a pas de pouvoir contre nous. C’est la représentation que nous en avons qui nous tue ou qui nous fait vivre. »
Christiane Singer
Du bon usage des crises, 1996

Notascopies

 

De temps à autre, les expérimentations nous conduisent en des terres inattendues, parfois saugrenues. 

C’est le cas de ces fragments issus d’un processus de croisement, de superposition. Nommés Notascopies, ils auraient pu se parer d’une autre dénomination tout aussi farfelue comme Miettes graphiques, Duplicologies ou encore Gribouillogrammes… 

Nés d’un mélange fortuit de croquis, de petits bouts de dessins de coin de pages, de mots grifouillés, ils se donnent forme, se confrontent. Ensemble, ils deviennent quelque chose qui n’est plus la même chose que ce que la chose initiale nous laissait présager. 

Ils prennent la tangente.

Comme une rencontre de bribes qui révèle un ensemble inattendu, quasi inconscient, qui questionne le figuratif, l’abstrait, le narratif. 

 

À leur manière, modestement, ces entremêlements rendent-ils hommage aux hiéroglyphes égyptiens, par exemple ? 

Ou sont-ils :

Un signe de communication, l’expression de codes, un geste, un acte, une reconnaissance. L’hypothèse d’une relation, un lien, une reliance, terme de Christiane Singer.

Un soulèvement, un échange, une rencontre.

Bashing mirror

2022

Poison, Lux, calme et volupté pour l'éternité

2022

De cette observation de notes traversées par l’instant, il s’agit de saisir les potentialités que l’aléatoire ouvre.

À la croisée des graphies, tenter le frémissement de l’entrelacement par lequel le texte devient image.

Et, vice-versa.